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Fyrison

Tome 1 : Terre

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À propos

Autrice : Lil'lusion

Editeur : Auto édition

ISBN : 979-1097824402

​

Type De Couverture : Broché

Format : 15.24 x 3 x 22.86 cm

Nombre de page : 472 pages

​​

​Prix : 24,99€

Genre :

  • Urban Fantasy

  • Adult

  • ​Romantasy (Slow burn)

  • Magie élémentaires

 

​Thématiques abordées

  • ​Justice magique

  • Mystère & éléments

  • Manipulation psychologique

​

4e de couverture

Elora ne cherchait ni aventure, ni magie, et encore moins une famille de vampires pour veiller sur elle. Pourtant, parmi les Fýrison, elle découvre un équilibre fragile fait de chaleur inattendue, de confiance difficile… et de sentiments qu’elle n’ose nommer.
Mais dans ce monde en tension, chaque choix peut déclencher une tempête.

Et lorsqu’un procès truqué menace d’emporter un innocent, Elora comprend qu’elle n’a plus le droit de fuir.
Entre secrets, complots, dangers et attirances inavouées, elle devra apprendre que la force ne naît pas seulement de la magie… mais aussi des liens que l’on refuse de perdre.

Premier tome d’une série où les secrets pèsent plus lourd que le sang.
Quand les Fýrison ouvrent leurs portes… le monde retient son souffle.

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Chapitre de découverte

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Ce qu’on accepte et ce qu’on enterre

  Elora n’était jamais rentrée aussi vite chez elle. A peine la porte franchie, elle la verrouilla à double tour et s’adossa un instant contre le battant, le souffle court. Puis, les jambes coupées par l'adrénaline, elle s’effondra sur le canapé, enfouissant son visage dans ses mains. Elle resta ainsi quelques instants, tentant de calmer sa respiration. Puis, d’un geste brusque, elle plaqua son bras sur ses yeux pour s’isoler du monde. Les souvenirs de la soirée tourbillonnaient dans sa tête sans lui laisser de répit : son arrivée au parc, William, d’abord poli puis odieux, la bâtisse inquiétante, l’entretien… rien n’avait de sens. Un malaise profond lui serra l’estomac. Qu’était-ce que ce traquenard ?
       Le souvenir des mots de Danièle résonna dans son esprit : “je l’étudie depuis quatre ans”. Quatre ans ! Avait-elle tout orchestré ? Jusqu’à cette étrange histoire d’”âme embrasée” ?
       Poussée par la colère et l’incompréhension, Elora saisit un coussin et le pressa contre son visage pour étouffer un cri rageur. Sa tête bourdonnait de questions sans réponse.
      Quand son estomac gargouilla douloureusement, elle se rendit compte qu’elle n’avait rien mangé depuis le matin. D’un pas traînant, elle se dirigea vers le frigo. L’intérieur était aussi désert que sa patience : un yaourt périmé et une part de pizza rabougrie l’attendaient. Avec un soupir excédé, elle referma brutalement la porte avant de se laisser glisser au sol, dos contre les placards. Il fallait qu’elle trouve rapidement un moyen de payer son loyer, de remplir son frigo, de… survivre. L’idée d’abandonner ses études pour travailler à temps plein germa douloureusement dans son esprit.
       Alors qu’elle essayait de rassembler ses pensées, des coups discrets résonnèrent à la porte. Le cœur serré, elle se figea. Pas ce soir, pensa-t-elle. Pas le propriétaire qui réclame son dû. Pas maintenant. Elle décida de faire la morte. Silencieuse, elle replia ses genoux contre sa poitrine, réduisant sa présence à néant. Un nouveau coup, plus
insistant, la fit sursauter. Cette fois, la détermination de l’intrus était claire. Peut-être l’avait-il vue rentrer. Mais une autre idée, plus effrayante, surgit dans son esprit : et si ce n’était pas le propriétaire ? Et si c’était eux ?
       Elle se traîna à quatre pattes jusqu’à la porte et guetta, retenant son souffle. Une silhouette bougeait de l’autre côté.
        – Elora ? Tu es là ?
        La voix fit l’effet d’une gifle : Danièle. Elle recula instinctivement. Elle n’avait aucune envie de lui parler, encore moins après tout ce qu’elle venait de découvrir. Elle lui en voulait : pour la manipulation, pour les secrets, pour l’avoir poussée dans cette situation absurde et terrifiante. Elle resta silencieuse, priant pour que Danièle parte. De longues secondes s’écoulèrent, jusqu’à ce qu’elle entende l’ombre s’éloigner. Un soulagement bref… trop bref. Des chuchotements montèrent dans le couloir. Elora approcha discrètement son oreille de la porte. Danièle n’était pas seule.
         – Elle n’est pas là, murmura Danièle.
Un rire masculin, moqueur et léger, répondit. Puis, peu à peu, les pas s’éloignèrent dans l’escalier. Elora laissa échapper un souffle tremblant, ses muscles tendus par la peur et l’épuisement. Elle se redressa et retourna sur le canapé, chaque mouvement plus lourd que le précédent. Elle ferma les yeux, tentant d’ordonner ses pensées éparpillées, mais le poids de la journée, le choc, l’angoisse… tout s’entremêlait en elle. Sans même s’en rendre compte, elle s’endormit, épuisée.
          Elora fut tirée de son sommeil par un bruit sourd contre sa porte. Les yeux encore collés, elle tâtonna à la recherche de son téléphone, tombé à côté du canapé : 3h37. Elle poussa un râle agacé, se frotta les yeux et se redressa. Le bruit retentit de nouveau. Plus fort. Plus insistant. A moitié éveillée, encore courbaturée de sa course folle, elle se leva machinalement pour aller ouvrir, sans prendre le temps de réfléchir. Dans son esprit embrumé, elle songea que ce ne pouvait être que Danièle revenue. La main sur la clé, prête à tourner, son cerveau se réveilla d’un coup. Merde. En déverrouillant la porte, elle venait de signaler sa présence. Propriétaire ? Danièle ? Peu importait, ça ne sentait pas bon. Sans échappatoire possible, elle entrouvrit malgré tout, sur la défensive.
         – Si tu viens pour t’expliquer, tu perds ton temps ! lança-t-elle d’un ton acerbe.
            Elle s’interrompit et se figea. Ce n’était pas Danièle.
         – Ça me rassure de voir que tu ne perds pas ton sang-froid qu’avec tes futurs employeurs, s’amusa William, un sourire moqueur accroché aux lèvres.
          Elora resta bouche bée. Elle fronça les sourcils et referma brusquement la porte, mais il posa calmement une main sur celle-ci.
         – On peut discuter tranquillement ? demanda-t-il, inclinant légèrement la tête vers l’intérieur.
           Elle hésita. Quel piège lui tendait-il cette fois ? Il ne partirait pas sans obtenir ce qu’il voulait, elle le sentait. Avec un soupir de résignation, elle s’écarte et le laissa entrer. Cependant, elle ne verrouilla pas la porte. Pas question d’être coincée. William découvrit son petit deux-pièces défraîchi. Démesurément élégant dans son costume taillé sur mesure, il détonnait dans ce décor chaotique. Son regard balaya la pièce : le canapé usé encerclé de livres, la table basse bricolée en palettes, l’absence notable de table à manger, la minuscule kitchenette… Rien ici n’évoquait le confort. Il n’y avait ni mépris, ni dégoût sur son visage… juste une tristesse muette. Elora se crispa.
          – Ce n’est pas si mal ! marmonna-t-elle en croissant les bras.
          Pour le peu de temps que j’y passe.
          – Je ne juge pas, répondit-il doucement.
          Ce serait bien la première fois ce soir ! se dit-elle. Sa colère retomba un peu. Elle réalisa à quel point elle était sur la défensive. Il resta debout, elle aussi, se défiant l’un de l’autre. Elle voulait comprendre ce qu’il faisait là, après la soirée chaotique qu’elle venait de vivre. William glissa ses mains dans ses poches, l’air détendu.
          – Drôle de soirée, non ? dit-il.
          – Le mot est faible, répondit-elle sèchement.
          – Je dois avouer que tu as un sacré tempérament.
          – Est-ce censé être un compliment ?
          – Pour le poste qu’on te propose, oui.
           Elle leva les yeux au ciel… jusqu’à ce que ses mots l’atteignent pleinement. Le poste était toujours à elle ? Comme si l’explosion de colère plus tôt n’avait jamais eu lieu. Elle ouvrit la bouche pour demander mais William la devança :
         – Tu sembles perdue, observa-t-il avec douceur. Laisse-moi…
         – Comment avez-vous su que j’étais encore dans le bâtiment, tout à l’heure ? coupa-t-elle vivement.
           Il esquissa un sourire, comme s’il avait attendu cette question.
          – Beaucoup de talents… et de ressources, répondit-il mystérieusement.
          – Comment sais-tu où j’habite ?
          – Même réponse.
          – Vous parlez toujours en énigmes ?
          – Pas avec tout le monde, rétorqua-t-il en riant doucement.
           Mais je vois qu’avec toi, il faut aller droit au but. Il sortit de la poche intérieure de sa veste un parchemin jauni, scellé d’un ruban rouge, et le lui tendit. Méfiante, Elora le prit du bout des doigts et l’ouvrit. Le papier, étonnamment intact, portait une écriture fine, soignée, presque solennelle. Au bas du document, quatre signatures colorées entouraient un sceau doré représentant quatre tourbillons enchevêtrés à des flammes stylisées. Le contenu détaillait un contrat de travail : un salaire plus que généreux, l’obligation de résider sur place, des horaires de nuit… et l’absence de loyer.
           A mesure qu’elle lisait, son cœur battait plus fort. Cela semblait irréel. Forcément, il y avait un piège. Elle leva les yeux vers William, qui tournait dans la pièce, regardant les différents bibelots et livres.
          – J’ai réussi à te faire taire ? railla-t-il...
          Elle rougit et détourna les yeux. Un flot de questions l’assaillit.
          – Pourquoi ? souffla-t-elle. Pourquoi moi ?
          William s’approcha, imposant.
          – Peut-être parce ton caractère nous a tous convaincus.
          – J’ai quelques doutes concernant Gabriel…
          Il éclata d’un rire bref et chaud qui l’adoucit un instant. Il se pencha légèrement, son regard brillant.
          – Qu’as-tu à perdre ?
          Elle lui soutint le regard.
          – Qu’ai-je à gagner ?
          – Un nouveau départ, une chance unique.
          Elora regarda autour d’elle : le désordre, les factures, les regrets… Il n’avait pas tort. William jeta un œil vers la chambre.
          – Tu dois prévenir ton colocataire ?
          Elle sentit une douleur sourde au fond de son ventre.
          – Je n’ai plus de colocataire, répondit-elle froidement.
          Il hocha la tête, sérieux cette fois.
          – Alors ?
          Elle serra le contrat contre elle, un instant suspendu, puis murmura :
          – Si je signe… ce sera effectif quand ?
          – Cette nuit.
          La brutalité de la réponse la désarçonna. Tout quitter sur un coup de tête ?
          – Et si je refuse ? tenta-t-elle avec un sourire en coin.
          – Alors tu passeras à côté de quelque chose d’extraordinaire, répondit-il sans détour. Danièle vit déjà avec nous, au manoir, tu ne seras pas seule.
          Un manoir, avait-il dit. Elle chercha presque une caméra cachée. Tout cela semblait absurde. William s’approcha, lui prenant doucement le menton pour l’obliger à le regarder. Dans ses yeux brillait une étrange promesse. Une intensité qui fit vaciller ses certitudes. Contre toute raison, elle murmura :
          – D’accord.
          – Tu acceptes ? dit-il en écarquillant les yeux.
          – A une condition : plus d’énigmes. Des réponses claires.
          – Promis, rit-il doucement. Je vais donc pouvoir prévenir tout le monde.
          Elle signa d’une main tremblante, ajoutant sa signature à celles des autres. Aussitôt, une vague d’angoisse la submergea. Elle pria intérieurement que ce ne soit pas une erreur. William, rangea précieusement le parchemin alors qu’Elora se sentait vaciller.
          – Et pour ce soir, ajouta-t-il, prépare-toi vite. Je reviens te chercher dans une demi-heure.
          – Quoi ?
          – Ton travail commence ce soir. Prends juste le strict minimum.
          Il tourna les talons, lançant par-dessus son épaule :
          – Ah, et rien d’électronique surtout.
          Puis il disparut dans le couloir. Elora resta là, bouche bée. Son cœur battait la chamade. Elle regarda l’heure. Moins de trente minutes pour tout quitter. Elle fourra à la hâte quelques affaires dans un sac : brosse à dents, rechange, rien d’encombrant. Elle releva rapidement ses cheveux pour se changer, se rendant plus présentable. Tandis qu’elle enfilait sa veste, la panique monta. Et si c’était un piège ? Une erreur monumentale ? Elle serra les dents. Trop tard pour reculer. C’était maintenant ou jamais.

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