Corosalia
Tome 1 : Eau

À propos
Autrice : Siana R MILANS
Editeur : Auto édition
ISBN : 979-1097814724
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Type De Couverture : Broché
Format : 22.86 x 15.24 x 2.06 cm
Nombre de page : 361 pages
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​Prix : 20€
Genre :
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Fantasy / Fantastique
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Young adult
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​Romantasy (Slow burn)
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Magie élémentaires
​Thématiques abordées
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​Quête d’identité
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Lumière et ténèbres
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Amitié et loyauté
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4e de couverture
Nadège pensait mener une vie ordinaire, partagée entre ses amis et ses doutes personnels. Mais tout bascule lorsqu’un secret ancestral refait surface : elle est en réalité Ariana, héritière disparue d’un royaume oublié, Corosalia, terre de magie où la nature elle-même respire.
Arrachée à ses certitudes, elle doit apprendre à apprivoiser des pouvoirs qu’elle ignore encore et par la mémoire fragile d’un monde qu’elle n’a jamais connu. Aux côtés de compagnons fidèles, Nadège plonge dans un combat qui dépasse son destin personnel : affronter l’ombre grandissante qui ronge le royaume, et l’énigmatique force noire, qui menace de tout engloutir.
Entre amitiés, trahisons, révélations et premiers élans du cœur, Nadège se retrouve au centre d’une lutte millénaire. Pour sauver Corosalia, elle devra choisir entre rester la jeune femme qu’elle croyait être… ou embrasser son rôle de princesse et porter sur ses épaules le poids d’un peuple tout entier.
Le royaume attend son retour, mais les ténèbres, elles, n’attendent pas.
Chapitre de découverte
Je courais sans relâche, essayant de m’éloigner le plus loin possible. Fuir, oui… mais quoi ? Quelque chose était à mes trousses, me talonnant depuis un moment. Je traversais la forêt sans me retourner, slalomant entre les arbres. Avec une agilité sans faille, j’évitais les racines dépassant de la terre et les branches basses qui me barraient le passage.
J’étais essoufflée, fatiguée. Mes muscles me tiraient. Mon corps entier me faisait souffrir. Des blessures encore à vif me lançaient aux jambes et aux bras. Mais il était hors de question d’abandonner. Ma vie était en jeu.
Avec acharnement, je finis par atteindre l’orée de la forêt. Je stoppai ma course un bref instant pour scruter la clairière. La nuit était sombre et fraîche, sans la moindre étoile ni lune pouvant apporter une étincelle de lumière. Une atmosphère lourde et lugubre régnait aux alentours. Un décor inconnu s’offrait à moi : une forêt sombre d’un côté, une plaine glaciale de l’autre. Et unissant les deux… le silence. Pas le moindre insecte entonnant son chant nocturne.
Un vent froid et sec traversait ce silence glacial, faisant naître par moments des sons d’outre-tombe. L’ossature des arbres, mêlée à la pénombre environnante, faisait apparaître des formes étranges, comme des créatures sans vie, aux visages figés et terrifiants.
J’étais seule, apeurée, frissonnante de froid. Pourtant, une impression malsaine s’éveillait au plus profond de mon être. Dans l’ombre, des regards étaient braqués sur moi, tels des fusils de chasse sur un gibier en pleine battue.
Brusquement, le vent se calma. Tout mouvement s’interrompit, comme si le temps lui-même s’était figé. Je me figeai à mon tour, scrutant la pénombre, craignant le moindre bruissement de feuilles.
Un mouvement dans un buisson attira mon attention. Mon temps de réflexion fut bref. Portée par une montée d’adrénaline, mes pieds s’élancèrent dans la direction opposée, trouvant une énergie nouvelle capable de me porter plus loin encore. Je courais aussi vite que possible. Quelque chose était derrière moi. J’étais le gibier, et mon prédateur me traquait sans relâche. Il en voulait à ma vie. Il fallait que je fuie, coûte que coûte.
Je traversais la plaine à toute vitesse, essayant de me mettre à couvert le plus souvent possible. J’étais une proie facile ainsi exposée. Jusqu’à présent, la menace n’avait pas été aérienne, mais cela pouvait changer à tout moment. Malgré sa masse, cette chose était rapide et imprévisible. Je savais que si je parvenais à atteindre l’autre côté de la forêt, je serais à l’abri.
J’y étais presque, plus que quelques mètres d’effort à fournir. Mais je n’y parvins pas. Je sentis quelque chose nouer mes jambes entre elles, me faisant chuter brutalement. Sans perdre une seconde, j’essayai de me dégager de ces liens. Ils étaient puissants, faits d’un matériau inconnu.
Vite ! Il fallait que je me libère pour fuir. Il n’allait pas tarder à arriver. Il n’était pas loin, je l’entendais approcher. Sa fureur était immense, son grondement puissant. Il résonnait aux alentours, faisant trembler les arbres. À cet instant, je sus que c’était trop tard. Il était trop proche pour que je puisse m’échapper. Et pourtant, j’avais été si près de réussir…
Il apparut devant moi, surgissant de la forêt, à moitié calciné, accompagné d’une traînée de flammes. Une bête féroce, immense, semblable à un dragon. Il se tenait sur deux pattes et portait une armure massive et sombre sur le torse. Sa longue queue recourbée, hérissée d’appendices, projetait des flammes qui embrasaient tout sur leur passage. Ses pattes, armées de longues griffes rougeoyantes comme des braises, lacéraient le sol. Deux cornes immenses partaient du haut de ses yeux rubis étincelants dans la nuit et s’enroulaient sur elles-mêmes. Sa gueule béante renfermait une rangée de dents acérées, et sa mâchoire semblait capable de broyer une montagne. Il était assoiffé de sang, créé pour tuer sans relâche.
Sa respiration forte, mêlée de fumée, s’échappait de sa gueule à chaque expiration, emplissant l’air de son haleine putride, odeur même de la mort. Un démon sorti de l’enfer.
J’étais terrorisée. Des sueurs froides me parcouraient le dos. Il avançait, ses yeux me pétrifiaient sur place. Je ne pouvais plus bouger. Je sentais ma dernière heure arriver. Comment échapper à ce monstre ? Il n’y avait aucun moyen. Aucune solution. C’était fini pour moi.
Sa gueule s’ouvrit. Du fond de sa gorge rougeoyante, des flammes apparurent… et furent projetées dans ma direction.
- « Nad … ! Nad … !, dit une voix déchirant l’obscurité, me tirant soudain hors de la nuit. »
Prologue


