
Les trois p'tits Loups

À propos
Autrice : Stephanie APART
Editeur : Auto édition
Type De Couverture : Broché
Format : 13.97 x 21.59 x 0.50 cm
Nombre de page : 100 pages
ISBN : 979-1097814762
Prix : 10.99€
Genre :
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Jeunesse
Thématiques abordées
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Quête d’identité
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Aventures
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Amitié et loyauté
4e de couverture
Dans le Val d’Argent, trois louveteaux grandissent sous la protection de leur mère :
Neige, blanc et silencieux, Ombre, noir et insaisissable, et Flamme, roux et intrépide.
Mais lorsqu’une nuit d’hiver les sépare d’elle, ils n’ont d’autre choix que d’affronter seuls la vallée, ses dangers et ses mystères.
Un conte animalier poétique sur la peur, l’union et le courage de grandir ensemble.

Chapitre de découverte

INTRODUCTION
La nuit était tombée sur le Val d’Argent, et la lune baignait la vallée d’une lumière douce, froide, presque irréelle.
Sous les racines noueuses d’un vieux pin tordu par les hivers, une tanière s’enfonçait dans la terre noire, à l’abri du vent et des regards.
Là, blottie contre la paroi de mousse et de pierre, une louve veillait sur ses trois petits.
Ils étaient nés quelques jours plus tôt seulement, et déjà quelque chose en eux semblait différent, comme si la vallée elle-même s’était penchée sur leur naissance pour y déposer une part de mystère.
Le premier portait un pelage d’un blanc si pur qu’il semblait retenir la clarté lunaire sur son dos. Même lorsqu’il dormait, roulé contre le flanc de sa mère, il donnait l’impression de luire faiblement dans la pénombre. La louve l’avait nommé Lune.
Le second, noir comme une nuit sans étoiles, se fondait si parfaitement dans l’ombre qu’il lui arrivait de disparaître à ses propres yeux lorsqu’il se nichait contre la paroi de la tanière. Son silence semblait déjà plus grand que lui, plus profond que son jeune âge. Celui-là s’appelait Ombre.
Le troisième, enfin, avait le pelage d’un roux éclatant, presque cuivré, qui rappelait les dernières braises d’un feu lorsque le bois craque encore sous la cendre. Il remuait sans cesse, poussant ses frères du museau, cherchant déjà à grimper, à explorer, à défier l’espace étroit de leur refuge. La louve l’avait nommé Flamme.
Les jours passèrent, puis les semaines, et les louveteaux grandissaient au rythme des nuits claires, des vents changeants et des premières chutes de neige sur les hauteurs.
Très vite, leurs différences cessèrent d’être de simples détails pour devenir leur manière d’être au monde.
Lune observait. Elle pouvait rester de longs instants immobile, les oreilles dressées, le museau tourné vers une fente de lumière ou vers l’entrée de la tanière, comme si elle écoutait quelque chose que les autres n’entendaient pas.

